Dans un communiqué de presse publié le 11 mai, le ministère de la Culture annonce un « partenariat renforcé » avec 14 Régions, via le CNC. Ce partenariat vise notamment à soutenir la diffusion des œuvres et l’éducation à l’image. Les Régions partenaires s’engagent ainsi à maintenir leur niveau de soutien, en contrepartie d’une bonification de la part du CNC allant de deux à trois fois le montant investi.

Les Pays de la Loire, pourtant qualifiés de « terre de cinéma » par Christelle Morançais et sa majorité, brillent cependant par leur absence dans ce partenariat.
Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil régional : « Ce refus de partenariat avec l’État montre que Christelle Morançais ne soutient pas la diffusion du cinéma dans notre région, alors même que nos territoires comptent de nombreuses salles associatives, en particulier en milieu rural. En décembre 2024, elle avait déjà réduit de 45 % les crédits éducatifs permettant aux lycées de financer des projets de découverte cinématographique. Ces initiatives offrent aux jeunes l’opportunité de découvrir la richesse du 7e art. »
« Elle a aussi supprimé les aides aux manifestations cinématographiques, essentielles pour les festivals locaux et la découverte d’œuvres inédites. Aujourd’hui, seules les aides à la création cinématographique subsistent. Il n’y a plus de soutien pour animer la vie cinématographique sur nos territoires », ajoute Céline Véron, conseillère régionale du Maine-et-Loire et membre de la commission Culture.
« Dans un contexte marqué par la baisse de fréquentation des salles, la concurrence des plateformes de streaming et la volonté de mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur, il est crucial de s’unir pour préserver un art indépendant et accessible à tous. Christelle Morançais prive les Pays de la Loire d’un rayonnement culturel et d’un soutien indispensable », conclut Guillaume Garot.