
Bruno Retailleau refuse de s’asseoir à la table proposée par Edouard Philippe au nom du refus du « macronisme ». Un principe qui, à regarder ses alliances électorales, semble avoir quelques exceptions.
Edouard Philippe veut réunir les chefs de file de la droite et du centre pour préparer les échéances de 2027. Gabriel Attal et Bruno Retailleau sont notamment conviés à cette rencontre, prévue autour de la Toussaint.
L’objectif affiché par l’ancien Premier ministre : mettre fin aux divisions. « Si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas », a-t-il prévenu.
Bruno Retailleau, lui, a déjà claqué la porte. « Je n’irai pas. C’est une réunion pour les macronistes, entre les macronistes », a-t-il déclaré sur CNews, répétant que les Français ne veulent pas d’une « saison 3 du macronisme ».
Très bien. Mais il faudrait alors expliquer certaines alliances.
Le président de LR est candidat aux sénatoriales en Vendée sur une liste où figurent un membre d’Horizons et un autre du MoDem. À Nantes, il avait par ailleurs accordé l’investiture LR à une liste commune avec Renaissance.
Autrement dit, quand il s’agit d’élections locales, les macronistes ne sont visiblement plus tout à fait infréquentables. Mais lorsqu’Edouard Philippe propose de réunir tout le monde autour d’une table, ils le redeviennent.
À défaut de cohérence, Bruno Retailleau a au moins une ligne claire : faites ce que je dis, pas ce que je fais.