« Ces derniers jours, les lycéens se mobilisent face à la dégradation de leurs conditions d’études.
Classes surchargées, professeurs absents non remplacés, bâtiments vétustes où il fait trop froid l’hiver et trop chaud l’été : c’est la réalité vécue par de nombreux élèves de notre Région.
Face à cette mobilisation, Christelle Morançais, présidente de la Région, ne s’est exprimée qu’une seule fois pour dénoncer les violences. Depuis : silence radio. Pas un mot sur les causes de la colère. Pas un mot sur les revendications. Pas un mot sur l’état réel de nos lycées.
Les violences qui émaillent cette mobilisation ont été condamnées par les lycéens eux-mêmes. Je les condamne avec eux, sans réserve. Mais ces débordements ne sauraient masquer les raisons de la mobilisation : des revendications justes, portées par une jeunesse qui demande simplement des conditions d’études dignes.
Le silence de Christelle Morançais, présidente de notre Région, est incompréhensible et assourdissant. Elle ne peut fuir ses responsabilités : la Région est responsable de la construction et de l’entretien des lycées. Il ne suffit pas de condamner les violences, il faut aussi rendre compte de son action.
Dix ans que Christelle Morançais est à la tête de cette Région. Dix ans qu’Emmanuel Macron, dont Édouard Philippe a été le Premier ministre, est au pouvoir. Dix ans, donc, de responsabilité partagée entre la droite et les macronistes. Pour quels résultats, alors que le classement PISA montre une dégradation des performances de la France ?
De nombreux lycées attendent d’être rénovés, sans que l’on sache aujourd’hui comment seront utilisés les crédits de la Région dans le cadre d’une programmation pluriannuelle. Les opérations sont annoncées année après année, sans vision d’ensemble jusqu’en 2030.
Je demande à la présidente de Région de sortir de son silence et d’ouvrir le dialogue avec les élèves, les enseignants, les parents d’élèves, les agents et toute la communauté éducative, dans le cadre de la Stratégie d’investissement dans les lycées.
Il est impératif de mener une véritable concertation pour définir les choix et les priorités à engager après l’été caniculaire 2026 : il s’agit de déterminer les rénovations urgentes et nécessaires, ainsi que leur calendrier de mise en œuvre.
C’est une question de transparence.
Christelle Morançais ne peut se contenter d’un tweet : elle doit écouter les lycéens et agir pour l’avenir de nos établissements et de notre jeunesse. »
Guillaume Garot
Député de la Mayenne
Conseiller régional
Président du groupe du Printemps des Pays de la Loire
