Jean-Luc Mélenchon vient de tenir sa deuxième conférence de presse face aux nouveaux médias. Il y met en lumière des acteurs médiatiques qui, bien que parfois en difficulté pour exister, représentent en France une audience significative.

Dans une ville moyenne de l’Ouest, deux nouveaux médias ont ainsi atteint une audience de 45 000 lecteurs en février. À l’échelle régionale, ces acteurs enregistrent des performances souvent supérieures à celles de certains titres de la presse quotidienne régionale (PQR).

Une stratégie qui témoigne de l’attention portée par le leader des Insoumis à ces nouveaux canaux d’information.

Interrogé par une journaliste du Média  sur les prochaines échéances électorales, Jean-Luc Mélenchon a clarifié sa position :

« Nous raisonnons avec une vision d’ensemble, et non avec des perspectives étroites et rabougries.
Je considère Madame Tondelier et Monsieur Faure comme des boutiquiers, c’est-à-dire des personnes sans vision globale de la société. Leur seule préoccupation est : qu’est-ce que j’y gagne ? Suis-je bien vu ?

Mes camarades, lorsqu’ils ont participé aux discussions pour la NUPES ou le NFP, sont revenus consternés : ils n’avaient aucun avis sur le programme, aucune idée structurée. Une seule fois, ils ont proposé quelque chose d’intéressant : la “démarchandisation” de l’économie. J’ai trouvé le terme intéressant. Mais comme personne n’était capable d’expliquer concrètement ce que cela signifiait, nous avons laissé tomber. J’attends toujours qu’on m’explique comment faire une économie de marché sans marchandises. Peut-être cela signifie-t-il simplement étendre le champ du service public.

La difficulté de construire une union est extrême avec des gens qui n’ont pas d’idées, ou qui les abandonnent aussitôt qu’ils les formulent. Certains ont fait le choix de conquérir le leadership du centre en attaquant davantage les Insoumis que leurs adversaires. Ce faisant, ils se coupent de leurs alliés et de leurs électeurs.

Nous cherchons une solution, mais une chose est claire : celui qui sort du programme doit être écarté. Il n’est plus possible de conclure des alliances avec des partenaires qui ne respectent pas leurs engagements. On signe un accord, et une fois élus, ils disent le contraire.

Nous avons vécu des épisodes révélateurs : après une victoire électorale, lors de la première réunion, Monsieur Faure a déclaré qu’il ne souhaitait pas Mélenchon comme Premier ministre. Pourquoi ? Pourquoi pas moi ? Suis-je le moins préparé ? Plutôt que d’en débattre, nous avons proposé quatre autres noms. Ils n’en ont même pas discuté.

Aujourd’hui, nous lançons un appel à une offre fédérative, à laquelle il faudra donner un nom attractif. Nous sommes ouverts à un accord global : présidentielle, législatives et, en amont, sénatoriales.

Mais il faudra un seul candidat à l’élection présidentielle et ce candidat sera issu de la France insoumise. Nous avons remporté à deux reprises la primaire de fait dès le premier tour, et nous n’avons démérité dans aucune élection.

Certains évoquent les élections européennes : Monsieur Glucksmann a effectivement fait un meilleur score, mais depuis, il a perdu 400 000 voix. S’il refuse l’union, il fragmente un bloc déjà minoritaire. Nous restons aujourd’hui la première force à gauche.

Par conséquent, il n’y aura pas d’accord aux législatives sans accord préalable sur la présidentielle. La comédie est terminée.

Nous nous sentons capables de gagner. Ceux qui cultivent le pessimisme et la résignation n’auraient jamais créé le mouvement insoumis dans un contexte pourtant défavorable. Nous l’avons fait.

Nous pensons que, face à un second tour opposant une candidature insoumise au Rassemblement National, le peuple français fera le choix de la République. C’est notre pari : nous croyons que nous pouvons gagner. »

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