Le président de la République, Emmanuel Macron, a pris la parole ce mardi 3 mars à 20 heures pour évoquer la dégradation rapide de la situation au Moyen-Orient, marquée par la poursuite des frappes américaines et israéliennes et les ripostes de l’Iran.

Le chef de l’État a regretté des opérations militaires menées « en dehors du droit international » par les États-Unis et Israël. Il a toutefois adopté une position mesurée, se démarquant d’autres pays européens comme l’Espagne, tout en proposant le soutien de la France à plusieurs partenaires du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, Bahreïn et le Koweït.

Le président a également critiqué la perspective d’une opération terrestre israélienne. « Israël serait en train de décider une opération terrestre », a-t-il déclaré, estimant qu’il s’agirait d’« une escalade dangereuse » et d’« une erreur stratégique ».

S’il a dénoncé la conduite des opérations américaines et israéliennes, Emmanuel Macron a rappelé que « la République islamique d’Iran porte la première responsabilité » dans ce conflit. Il a notamment évoqué la répression interne menée par Téhéran, accusant le régime d’avoir « tiré sur son propre peuple » en janvier dernier.

Face à une « guerre en train de s’étendre », y compris aux abords de l’Europe, le président a annoncé l’envoi de la frégate Languedoc ainsi que de moyens de défense antiaérienne à Chypre. Deux bases militaires françaises auraient par ailleurs subi des « frappes limitées ».

« Nous avons abattu des drones en légitime défense », a précisé le chef de l’État, indiquant que des avions de chasse Rafale et des systèmes de défense antiaérienne ont été mobilisés ces dernières heures pour contrer des tirs de missiles et de drones attribués à l’Iran.

Le président a également annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte de frégates feront route vers la Méditerranée. « J’ai donné l’ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée », a-t-il affirmé lors de son allocution télévisée.

Emmanuel Macron a insisté sur sa « responsabilité d’agir » afin de garantir la sécurité des Français à l’étranger. Près de 400 000 ressortissants français se trouvent actuellement au Moyen-Orient. « Nous sommes en train d’organiser les premiers rapatriements », a-t-il indiqué, précisant que deux premiers vols doivent atterrir à Paris dans la soirée.

La sécurité des ambassades françaises a également été renforcée.

Le chef de l’État a enfin rappelé les engagements militaires liant la France à plusieurs pays du Golfe. Paris est notamment lié aux Émirats arabes unis par un accord de défense, ainsi qu’à l’Arabie saoudite, Bahreïn et au Koweït à travers différents partenariats stratégiques régionaux.

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