Les États-Unis ont mené, dans la nuit, une opération militaire majeure contre le Venezuela, frappant la capitale Caracas avant de procéder à la capture et à l’exfiltration du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.

Les deux ont été transférés vers les États-Unis, où ils ont été inculpés à New York. L’information est désormais confirmée par l’ensemble des grands médias internationaux.
Cette intervention armée, revendiquée par Donald Trump, constitue une rupture sans précédent avec les principes fondamentaux du droit international, en particulier la souveraineté des États et l’interdiction du recours unilatéral à la force inscrite dans la Charte des Nations unies.
À Caracas, la vice-présidente Delcy Rodríguez a dénoncé une « agression criminelle » et assuré la continuité institutionnelle, affirmant qu’il n’y avait pas, à ce stade, de changement de régime. Le gouvernement vénézuélien a saisi en urgence le Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que l’état d’exception a été décrété et un appel à la mobilisation lancé.
Washington justifie son intervention par la lutte contre le narcotrafic. Un argument largement contesté par de nombreux observateurs, qui y voient avant tout une opération visant à reprendre le contrôle des ressources stratégiques du Venezuela, au premier rang desquelles le pétrole.
Condamnations politiques en France
En France, les réactions ont été immédiates et largement convergentes.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « enlèvement » et une « violation caractérisée de la souveraineté vénézuélienne ». Olivier Faure a rappelé que « la force ne peut remplacer le droit ». Le PCF parle d’un « scandale absolu ».
À droite, Julien Aubert a affirmé que « les États-Unis ne sont pas le gendarme du monde », tandis que Jordan Bardella a rappelé que le respect du droit international « ne peut être à géométrie variable ».
Dominique de Villepin a, quant à lui, mis en garde contre un effondrement de l’ordre international hérité de l’après-1945, appelant la France et l’Europe à défendre sans ambiguïté la souveraineté des États et la sécurité collective.
À l’heure actuelle, Emmanuel Macron n’a toujours pas pris position publiquement, un silence qui interroge face à la gravité de l’événement.