François Hollande n’a visiblement pas renoncé à la vie politique nationale. Près de dix ans après avoir quitté l’Élysée, l’ancien chef de l’État préparerait en coulisses une possible candidature à l’élection présidentielle de 2027. Une perspective qui interroge, tant elle semble en décalage avec le souvenir laissé par son quinquennat.

Car la fin du mandat de François Hollande reste associée à un niveau d’impopularité rarement atteint sous la Ve République. À quelques semaines de son départ, plus de trois quarts des Français se déclaraient mécontents de son action. Un désaveu massif, culminant dès 2014 avec un record de 86 % d’opinions défavorables. Peu de dirigeants peuvent se prévaloir d’un tel rejet dans l’opinion.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un retour pose question. Faut-il y voir une forme de persévérance politique ou un refus de tirer les leçons du passé ? Car si le temps atténue parfois les jugements, il ne réécrit pas les bilans. Et celui de François Hollande demeure, pour beaucoup, celui d’un pouvoir affaibli, incapable de maintenir durablement la confiance des Français.

Son éventuelle candidature en 2027 pourrait ainsi relever d’un pari risqué : celui de croire à une amnésie collective ou à une recomposition politique suffisamment profonde pour rebattre les cartes. Reste à savoir si les électeurs seront prêts à accorder une seconde chance à un président qu’ils avaient, en son temps, massivement désavoué.

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