En désaccord profond avec la ligne politique portée par Gabriel Attal, l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a annoncé mercredi matin son départ du parti Renaissance.

Élisabeth Borne

Cette décision a été officialisée lors de la présentation de son livre « Réveillons-nous », au cours de laquelle elle a également dévoilé la création de sa propre formation politique, baptisée « Bâtissons ensemble ».

Un départ loin d’être inattendu, tant les tensions entre les deux figures de la majorité étaient connues. Dans une interview accordée à La Tribune du Dimanche, Élisabeth Borne n’avait pas hésité à critiquer ouvertement le fonctionnement du parti, déclarant : « Renaissance n’est pas un parti, c’est l’agence de communication de Gabriel Attal ».

Si cette rupture pourrait ne pas susciter une vive émotion dans l’opinion publique, l’ancienne cheffe du gouvernement restant associée à l’usage controversé du 49.3 et à la réforme des retraites,  elle met néanmoins en lumière les fractures internes au sein de la majorité. Elle illustre aussi la défiance croissante envers Gabriel Attal, y compris parmi ses soutiens.

Gérald Darmanin avait déjà pris ses distances en quittant le parti à la mi-octobre, dénonçant une prise de contrôle jugée excessive de la formation.

D’autres départs pourraient suivre. Les noms de Aurore Bergé et de Yaël Braun-Pivet circulent déjà. Autant de figures que Élisabeth Borne espère rallier à son nouveau mouvement.

Avec « Bâtissons ensemble », elle ambitionne désormais de peser dans le débat politique, notamment en vue de la prochaine élection présidentielle, et de s’imposer comme une alternative face à Gabriel Attal.

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