Peut-on encore considérer comme de gauche ceux qui ne se réclament pas de LFI ? La gauche authentique semble portée plus que jamais par LFI.

Le socialiste Boris Vallaud, l’écologiste Yannick Jadot, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann et une quarantaine d’élus ont publié une tribune appelant à faire émerger une « candidature de large rassemblement » pour la présidentielle, sans toutefois se prononcer sur un mode de désignation.
Dans cet appel, ouvert aux signatures du public en ligne depuis samedi soir, ils estiment que seule la construction d’un « projet à vocation majoritaire » et de « l’équipe qui le mettra en œuvre » permettra de faire émerger une telle candidature.
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a proposé, dans un courrier adressé aux autres partis de gauche (hors LFI), de créer un socle programmatique « partagé » en vue de la présidentielle. Elle réaffirme également sa volonté d’organiser une primaire, pour l’instant mal engagée. Elle a ainsi clairement exprimé son opinion au sujet de LFI, même s’il n’est pas certain qu’elle soit suivie par sa base qu’elle n’a pas consultée.
De son côté, Bernard Cazeneuve a franchi une étape supplémentaire en créant son comité politique. Il n’a pas hésité à tacler Olivier Faure :
« Olivier Faure, c’est comme un pot de gélatine. Vous pouvez le bouger un peu, il finit par reprendre sa forme habituelle très vite », a-t-il déclaré devant quelques soutiens réunis salle Victor Hugo à l’Assemblée nationale.
Cette gauche déjà fragmentée compte de nombreux candidats potentiels : François Hollande, Jérôme Guedj et Fabien Roussel.
François Ruffin et Clémentine Autain sont également candidats, mais dans le cadre d’une primaire aux contours flous et à la concrétisation incertaine.
En face, LFI avance sans ambiguïté : il y aura un candidat. La désignation est attendue d’ici la fin de l’été. Clarté contre dispersion. Ils travaillent, ils ont un programme.
Jean-Luc Mélenchon, lui, observe et attaque. Il raille une gauche « anti-LFI » qu’il accuse de construire son unité… contre lui. Et prévient : à force de creuser le fossé, certains pourraient en payer le prix au second tour.
Et d’ajouter avec un sourire en coin :
« Maintenant, les voilà anti-mélenchonistes. Ça tombe bien, je ne suis pas mélenchoniste. Par conséquent, je pense que je suis l’homme le mieux placé pour mettre fin au mélenchonisme : que Mélenchon ne soit plus réputé mélenchoniste. D’une manière ou d’une autre, je me dis que je suis le candidat le mieux placé des non-mélenchonistes, puisque je ne suis pas mélenchoniste. (…) Et ça porte un nom : l’insoumission. »
Cette publication a un commentaire
J’ai participé à la votation à propos de la feuille de route de la France Insoumise. J’ai approuvé cette feuille de route.
Beaucoup de bla bla à propos des peut être futures candidatures pour les présidentielles, ce qui manquent c’est le programme de tous ces gens.
Est–ce que les représentants non LFI de la gauche vont appliquer le programme pour lequel ils ont été élus.
Et si oui pourquoi cette obsession du tout sauf LFI
Les mensonges sur LFI bordelisant l’assemblée Nationale et parti antisémite ne tiennent pas sérieusement la route une minute. Pas plus que Jean Luc Mélenchon est un « salopard d’antisémite », qui ne salit que la personne qui a dit ces paroles.
En vérité, ce qui contrarie ces politiques c’est qu’ils se sentent piégés dans un programme qu’ils ont acceptés contraints et forcés suite à leurs mauvais scores électoraux.
Pour les dernières élections électorales toute la gauche est arrivée en tête en présentant tout le programme du nouveau front populaire. C’est celui là qui nous représentent.
Qu’est ce que disent les « tout sauf LFI » à propos de ce programme; désirent-ils toujours l’appliquer où sont ils prêts à n’importe quelle alliance.
C’est à cette question qu’ils doivent répondre