Les adhérents des Républicains sont appelés à voter les samedi 18 et dimanche 19 avril afin de déterminer la méthode de désignation du candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2027.

Trois options leur sont proposées :

  1. Une primaire fermée, réservée exclusivement aux candidats et aux adhérents du parti.
  2. Une primaire ouverte, limitée aux candidats issus des Républicains, mais accessible au vote des sympathisants. Ces derniers devront adhérer à une charte de principes et s’acquitter d’une participation financière pour prendre part au scrutin.
  3. Une désignation directe de Bruno Retailleau, actuel président du parti, comme candidat officiel.

Le vote se déroulera en ligne, à condition d’être à jour de cotisation.

Un processus contesté en interne

Ce dispositif suscite de vives critiques au sein du parti. Certains y voient une procédure orientée, susceptible de favoriser la candidature de Bruno Retailleau.

Plusieurs figures de la droite ont exprimé leurs réserves. David Lisnard a ainsi quitté le parti, dénonçant le refus de la direction d’envisager une primaire réellement ouverte à l’ensemble de la droite.

De son côté, Xavier Bertrand a annoncé qu’il ne participerait pas à une primaire, qu’il juge biaisée. Il critique un « système favorable à Bruno Retailleau » et estime que le parti « met la charrue avant les bœufs », pointant l’absence de clarification de la ligne politique depuis l’élection du président du parti.

Une ligne politique jugée floue

Les critiques portent également sur l’orientation stratégique du mouvement. Bruno Retailleau avait déclaré au Parisien, le 26 mars 2026, vouloir « une rupture radicale » face à un bilan du macronisme qu’il juge « désastreux ».

Cependant, certaines décisions locales interrogent car Bruno Retailleau fait le contraire de ce qu’il dit. À Nantes, lors des élections municipales, une alliance avec des candidats proches de la majorité présidentielle a eu lieu et le candidat LR a perdu.

Par ailleurs, la question des alliances nationales reste ouverte : si Bruno Retailleau exclut pour l’instant tout rapprochement avec le Rassemblement national, ses intentions futures demeurent incertaines.

Quel positionnement pour la droite ?

Au-delà des rivalités internes, le débat pose la question de la stratégie globale des Républicains. Certains plaident pour un rapprochement avec des formations du centre droit, comme celles de Hervé Morin ou de l’UDI comme cela a toujours été.

D’autres dénoncent un manque de travail de fond et l’absence de programme structuré, regrettant une politique davantage marquée par des logiques d’appareil que par une vision claire pour l’avenir. « Les Républicains ne travaillent pas. Question programme c’est le néant. Ils font ce qu’on appelle de la vieille politique issue de combines de bas étage. » nous dira un militant déçu.

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