Le Gouvernement a retenu cinq grands ports français pour accompagner le développement de l’éolien flottant. Cherbourg, Brest, Nantes–Saint-Nazaire, Port-la-Nouvelle et Marseille-Fos bénéficieront de près de 260 millions d’euros d’aides dans le cadre du plan France 2030 afin de moderniser leurs infrastructures.

Les financements permettront d’adapter les installations portuaires aux besoins de cette nouvelle filière industrielle, avec la construction ou l’aménagement de quais, de terre-pleins et de voies d’accès capables d’accueillir les imposants composants des éoliennes flottantes. Ces équipements serviront à la fabrication, à l’assemblage des flotteurs ainsi qu’à l’intégration des éoliennes avant leur installation en mer.
Au total, les travaux engagés par les ports devraient représenter près d’un milliard d’euros d’investissements. Pour l’État, il s’agit de doter les façades maritimes Atlantique-Manche et Méditerranée d’outils industriels capables de répondre aux futurs marchés français mais aussi internationaux.
Au-delà des infrastructures, le développement de l’éolien flottant est présenté comme un levier de développement économique pour les territoires portuaires. Les projets doivent permettre de renforcer l’activité industrielle, de créer de nouveaux emplois et de consolider la place des ports français dans une filière appelée à se développer au cours des prochaines décennies.
La France s’est fixé pour objectif de disposer de près de 6 gigawatts d’éolien flottant en service d’ici 2040. L’adaptation des infrastructures portuaires constitue l’une des conditions indispensables pour atteindre cette ambition et faire émerger une filière industrielle compétitive.