Depuis le 1er septembre, le transport à la demande (TAD) a changé de fonctionnement en Mayenne et en Maine-et-Loire. Une évolution qui suscite de nombreuses réactions d’usagers, notamment dans les territoires ruraux. Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire au Conseil régional, cette nouvelle organisation se traduit par une réduction importante du service public.

Guillaume Garrot

Jusqu’à présent, le dispositif permettait notamment aux usagers d’être pris en charge à leur domicile pour se rendre à l’hôpital, faire leurs courses ou encore rendre visite à un proche. Désormais, la prise en charge s’effectue uniquement depuis des points prédéfinis, afin de rejoindre certains arrêts de lignes de car ou de gares TER.

Autre changement majeur : les horaires sont désormais limités à deux créneaux, de 7 h à 9 h le matin et de 17 h à 19 h le soir. Une organisation que les élus du groupe d’opposition jugent peu adaptée aux besoins quotidiens des habitants.

Des usagers confrontés à de nouvelles difficultés

Cette nouvelle formule pénaliserait particulièrement les personnes âgées, les habitants des zones rurales et les personnes en situation de handicap ou dépendantes des transports collectifs.

Guillaume Garot dit être régulièrement interpellé par des habitants confrontés aux conséquences de cette réorganisation. Il cite notamment le cas d’une femme âgée qui doit désormais consacrer près de deux heures à son déplacement pour aller faire son marché, situé à seulement quelques kilomètres de son domicile.

« Terminée aussi pour elle l’activité de loisir créatif qu’elle pratiquait chaque semaine », déplore le député, qui évoque également la situation des parents d’enfants scolarisés en IME ou des salariés d’ESAT. Faute de solution de transport adaptée, certains doivent désormais compter sur leurs proches, leurs amis ou leurs collègues.

« Ces personnes se sentent abandonnées par la Région », estime Guillaume Garot.

Une association contrainte de prendre le relais en Mayenne

En Mayenne, la suppression de certains services aurait également conduit une association à prendre le relais afin de maintenir une offre qui n’est plus assurée dans les mêmes conditions par la Région.

Pour Guillaume Garot, cette situation illustre les conséquences de la nouvelle politique régionale en matière de transport. « La Présidente de Région casse le service public et abandonne les habitants des territoires ruraux », affirme-t-il.

Le président du groupe du Printemps des Pays de la Loire estime ainsi que la réforme témoigne d’un décalage entre les décisions prises au niveau régional et les réalités vécues quotidiennement par les habitants. Il dénonce notamment un dispositif qui, selon lui, ne répond plus aux besoins des publics les plus fragiles et des territoires ruraux.

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