Dans un contexte d’austérité budgétaire, de dégradation des conditions de travail et de remise en cause des droits des cheminots, les quatre fédérations syndicales représentatives de la SNCF appellent à une grève unitaire le 5 novembre. Elles exigent des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins du ferroviaire, de meilleures conditions de travail, des augmentations salariales et le maintien des droits et garanties collectives. Face au mécontentement exprimé par les cheminots, il est temps que la direction entende leurs revendications et ouvre de véritables négociations.

Cette colère s’exprime dans les rues depuis plusieurs semaines, à travers différentes mobilisations :

  • La jeunesse du pays, fortement mobilisée contre Parcoursup et face à un avenir confisqué, réclame des moyens humains et matériels supplémentaires afin d’étudier dans de meilleures conditions. Elle est déterminée à faire, très légitimement, entendre sa voix !

  • Les mobilisations citoyennes du samedi, contre la vie chère et pour le développement des services publics.

  • Les mobilisations dans les entreprises, pour revendiquer des augmentations de salaire, davantage d’emplois et de meilleures conditions de vie et de travail.

Les cheminots sont eux aussi directement confrontés à de nombreuses difficultés : ouverture à la concurrence, manque de moyens pour travailler, effectifs insuffisants, sous-financement des infrastructures et salaires insuffisants.

Dans la branche ferroviaire, la mobilisation s’organise !

Au sein de la branche ferroviaire, et particulièrement dans le GPU, l’ouverture à la concurrence — que nous combattons — affecte directement le quotidien de nos collègues, notamment celles et ceux qui subissent des transferts vers de nouvelles entités.

Face à cette situation, les cheminots se mobilisent sous différentes formes pour défendre leurs conditions de travail, obtenir de meilleurs salaires, préserver l’unité sociale et les garanties collectives, ainsi que pour obtenir les moyens financiers nécessaires au développement du réseau ferroviaire.

Sur la question salariale, les fédérations syndicales du GPU appellent à un rassemblement le 3 novembre prochain, devant le siège de la direction, à Saint-Denis.

Le 5 novembre, toutes et tous en grève !

Le 10 juin dernier, le corps social cheminot s’est fortement mobilisé lors d’une journée de grève unitaire, à l’appel des quatre organisations syndicales représentatives. Pourtant, la direction n’a toujours pas pris la mesure du mécontentement qui s’exprime au sein de l’entreprise.

C’est pourquoi, le 5 novembre prochain, dans la plus large unité, les quatre fédérations appellent l’ensemble des cheminotes et des cheminots à se mettre massivement en grève pour obtenir :

  • L’ouverture de négociations sur les conditions de vie et de travail ;

  • Une véritable politique de l’emploi, garantissant des effectifs suffisants sur chaque chantier afin d’assurer la production ferroviaire en toute sécurité et dans de bonnes conditions de travail ;

  • Le maintien de l’unité sociale du groupe, ainsi que la préservation des droits et des garanties collectives des cheminots ;

  • L’ouverture de véritables négociations salariales, à la hauteur des besoins et des attentes des cheminots.

En nous mobilisant massivement, nous mettrons également sous pression un gouvernement qui impose depuis trop longtemps une asphyxie financière au secteur ferroviaire.

Nous devons lui imposer un autre choix politique : davantage d’argent public pour le ferroviaire, pour nos emplois et pour nos conditions de travail !

Le 5 novembre, toutes et tous en grève pour faire entendre nos revendications et gagner sur nos droits !

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