Après des heures de tergiversations, le président de la République Emmanuel Macron a nommé Gabriel Attal Premier ministre. Ce dernier a maintenant la charge de constituer son gouvernement.

Le message d’Emmanuel Macron « Cher GabrielAttal Je sais pouvoir compter sur votre énergie et votre engagement pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération que j’ai annoncé. Dans la fidélité à l’esprit de 2017 : dépassement et audace. Au service de la Nation et des Français. »

Gabriel Attal est titulaire d’un master en affaires publiques à Sciences Po. Dans un premier temps, il adhère au Parti socialiste, devenant notamment un des soutiens de Ségolène Royal en 2007. Militant au Parti socialiste de 2006 à 2016, il est membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine de 2012 à 2017, ainsi que conseiller municipal de Vanves depuis 2014. Il rejoint finalement En Marche dès la création du mouvement en 2016.

La gauche demande un vote de confiance

Les chefs de LFI, du PS et du PCF ont réclamé un vote de confiance devant l’Assemblée nationale après le traditionnel discours de politique générale du nouveau Premier ministre.

Jean-Luc Mélenchon a été le premier à réagir : « Attal retrouve son poste de porte-parole. La fonction de Premier ministre disparaît. Le monarque présidentiel gouverne seul avec sa cour. Malheur aux peuples dont les princes sont des enfants. »

Olivier Faure, a quant à lui ironisé, estimant qu’Emmanuel Macron « se succédait donc à lui-même ». « Gabriel Attal a comme bilan celui du président de la République. Il est au fond un nouvel avatar qui succède à un ancien avatar et Emmanuel Macron se succède à lui-même, d’une certaine manière. »

Ian Brossat, sénateur de Paris et porte-parole du PCF, estime que Macron, « n’aimant que lui-même », a nommé un « clone » à Matignon. Jordan Bardella : « L’éléphant vient d’accoucher d’une souris. En choisissant Gabriel Attal comme Premier ministre, Emmanuel Macron fait le choix d’un remaniement entre macronistes »

« Il est surtout le Premier ministre d’Emmanuel Macron. Il lui doit tout. Réussir vite est une chose. Faire ses preuves est autre chose. Le superficiel redoute toujours le temps long », souligne enfin le député LR Aurélien Pradié.

À peine nommé le Premier ministre a pris la direction du Pas-de-Calais pour aller s’entretenir avec les habitants sinistrés.

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