Depuis le vote de la motion de rejet portant sur le texte de loi concernant l’immigration, le tout-Paris politique bruisse d’une rumeur de dissolution de l’Assemblée Nationale. Cependant celle-ci est très peu probable.

 

Depuis maintenant six ans, le seul cap maintenu par Emmanuel Macron est celui de l’établissement, fusse à « marche forcée » du fédéralisme européen. Sachant que les Français sont très attachés à leur souveraineté nationale, il n’a retenu que le mot souveraineté et a purement et simplement écarté  le second.

Peut-être pense-t-il que les Français vont se contenter du premier, même s’il est suivi de l’adjectif « européenne » ?

Toujours est-il que la dissolution de l’Assemblée comporte le risque non négligeable d’aboutir à une cohabitation qui aurait pour conséquence la mise en place d’un gouvernement qui ne partagerait pas les vues du Président sur ce sujet qui devient crucial et qui est celui de l’Europe.

Les récents évènements montrent clairement une accélération  vers ce fédéralisme européen qui aurait comme corollaire la disparition des nations européennes qui constituent aujourd’hui l’UE.

Rappelons à ce sujet la déclaration commune de ces « européistes » convaincus que sont JC Junkers, Van Rompuy, Mario Monti et Romano Prodi, bel échantillon de ces hommes politiques bien décidés à « écraser les nations comme des marrons dans la purée » (de Gaulle dixit) :

«Le temps est venu de reconnaître que le nationalisme est contraire à l’intérêt national, que la souveraineté des États membres est inefficace si elle n’est pas redéfinie en termes de souveraineté européenne, et que la fourniture de biens publics européens est cruciale pour satisfaire les demandes nationales en matière de sécurité économique, sociale et politique»

Comme les menaces s’accumulent aujourd’hui sur ce projet européen, il faut aller vite, très vite même car les échéances se rapprochent au rythme des différentes élections européennes et américaines. De surcroît, la venue d’un monde multipolaire porté par les BRICS dont le périmètre augmente rapidement ne peut qu’inquiéter ceux qui misent tout depuis des années sur un monde monopolaire, dans lequel une Europe fédérale pourrait préfigurer, tel une sorte « d’appartement-témoin » un monde globalisé ayant fait disparaître les nations, leurs peuples et leurs frontières.

Selon toute vraisemblance, le gouvernement continuera, par manque de majorité, à utiliser l’article 49 alinéa 3, grand symbole de la démocratie…

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