Trois jours après l’annonce de la candidature de Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, c’est au tour de Natacha Polony d’officialiser son intention de briguer l’Élysée.

La journaliste et essayiste entend porter les couleurs de son mouvement, « Nous sommes la France », avec un discours axé sur la souveraineté, la réindustrialisation et le rétablissement des services publics.
« Je me présente aujourd’hui devant vous avec gravité et détermination. »
C’est par ces mots que Natacha Polony ouvre sa déclaration de candidature. Elle dresse ensuite un tableau préoccupant de la situation française : affaiblissement industriel, aggravation de la dette, difficultés des services publics et sentiment, chez une partie de la population, de ne plus maîtriser son destin.
Son programme, tel qu’elle le présente, repose sur plusieurs priorités : reconstruire la puissance industrielle du pays, garantir son indépendance énergétique, restaurer l’autorité de l’école, soutenir les agriculteurs, protéger les services publics et lutter contre la corruption.
Elle défend ainsi l’idée d’une France capable de produire, d’innover et de décider par elle-même, tout en assurant la transmission des savoirs et la préparation de l’avenir des générations futures.
Les grandes orientations de son projet sont présentées sur le site de sa campagne : natachapolony2027.fr.
De la parole aux actes
Natacha Polony n’est pas une inconnue du grand public. Journaliste et essayiste, elle s’est fait connaître par ses interventions médiatiques et ses analyses de la vie politique et de la société française. Ses prises de position lui ont permis de se construire une certaine visibilité dans le débat public.
Mais savoir analyser les difficultés du pays et commenter l’action des responsables politiques suffit-il pour prétendre à la présidence de la République ?
C’est toute la question. Car entre la critique du système et la capacité à gouverner, il existe un écart que la campagne présidentielle devra permettre de mesurer.
Avant même d’entrer véritablement dans le débat présidentiel, Natacha Polony devra également franchir plusieurs étapes incontournables : réunir les financements nécessaires à sa campagne et obtenir les 500 parrainages d’élus requis pour pouvoir se présenter officiellement.
Annoncer sa candidature est une chose. Réunir les conditions pour participer au scrutin et convaincre les Français en est une autre.
Un nom de mouvement sans grande originalité
Autre élément qui interpelle : le nom même de son mouvement, « Nous sommes la France ». En matière de marketing politique, difficile d’y voir une véritable originalité ou une démarche particulièrement créative. le problème n’est pas seulement le manque d’originalité du nom, c’est aussi sa faible capacité à différencier le mouvement dans le paysage politique.