Le groupe d’élus FN-RBM comptait en décembre 2015 treize personnes issus des cinq départements de la région. Ils ont voulu préciser leur bilan auprès des électeurs.

" Certains d’entre eux étaient élus-ou l'avaient été- et connaissaient le fonctionnement des collectivités territoriales, et en particulier les différentes compétences qui leur sont dévolues.

La participation des élus du groupe aux différentes commissions sectorielles, au nombre de huit, se fit naturellement en fonction des compétences de chacun et de l'intérêt qu'il y portait. 

De cela résultât un groupe assez homogène et fortement motivé. 

N'ayant pas de sortants régionaux dans la continuité desquels nous aurions pu inscrire notre démarche, il nous revenait de définir par nous-mêmes les sujets et les directions dans lesquelles allait porter notre action.

Pour étonnant que cela soit, celles-ci n'avaient fait l'objet d'aucune consigne particulière de la part des autorités du siège du mouvement.

Nous avons dû estimer la cohérence des actions à mener sur le plan régional avec la doctrine générale exprimée par nos dirigeants nationaux, tout en respectant le strict domaine de compétence des Conseils Régionaux tel que défini par la loi.

Il convient de noter que cela n'a jamais créé de difficultés au sein du groupe, ni mis en cause sa cohésion.

Nous pouvons aujourd'hui être satisfaits de notre bilan car tous les dossiers sur lesquels nous nous sommes exprimés ont trouvé une conclusion conforme à celle que notre groupe préconisait.

Ce fut notamment le cas pour le projet de Notre Dame des Landes, auquel nous nous sommes opposés dès le début de notre mandat, mais également de l'affaire STX France, redevenue depuis « Chantiers de l'Atlantique » et sur laquelle notre groupe a été le premier lanceur d'alerte.

Nous nous sommes également opposés à tous les financements dans le domaine de la production électrique d'origine éolienne, convaincus que nous étions de l’inefficacité du procédé et de ses coûts prohibitifs.

Sur un plan plus politique, nous avons constamment refusé toutes les subventions plus ou moins déguisées qui n'étaient souvent que des opérations de propagande en faveur du fédéralisme européen, destiné à faire de l’Union Européenne une sorte d'appartement-témoin de la mondialisation…

Cette attitude a également prévalu pour les actions culturelles, quelquefois entreprises dans un but politique à peine voilé…

A ce titre également nous nous sommes opposés à la démolition de l'usine élévatoire de Saint Nazaire, et nous avons appris récemment que celle-ci avait été classée au patrimoine historique ce cette ville.

Concernant le développement économique et l’aménagement du territoire, nous avons toujours appuyé les projets renforçant la complémentarité et la cohésion de nos territoires afin de compenser un certain nombre de disparités souvent historiques. Nous avons ainsi privilégié la mise en œuvre aussi rapide que possible des réseaux « 4G » de préférence à la fibre optique. Si cette technologie se justifie dans les zones d'habitation denses, ses coûts d'implantation deviennent vite prohibitifs dans les zones rurales, alors que les besoins en réseaux numériques y augmentent quotidiennement.

Si la production d'énergie n'est pas, au sens strict, une compétence régionale, elle le redevient au travers de la loi de 2015 sur la transition énergétique.

C'est un sujet capital pour le futur de notre région, dont la réindustrialisation devient une nécessité vitale car les exigences légales et leur échéancier associé risquent d’entraîner nos territoires dans un manque d'énergie disponible qui condamnerait toute tentative de redéploiement industriel.

Pour cette raison, nous avons défendu le couple énergétique nucléaire-hydrogène, seul capable, à notre avis, d'assurer la fourniture d'énergie à un prix économiquement viable tout en respectant la loi sur la transition.

Mais notre groupe a malheureusement vécu une scission, imposée par des considérations de personnes extérieures à la Région et non-liée à des choix de politique interne.

Nous nous sommes, par la force des choses et la volonté du pouvoir central, séparés en deux groupes en octobre 2019.

Cependant, et même si le petit effectif de chacun des groupes rendait plus difficile la participation à l’ensemble des commissions sectorielles, nous avons toujours maintenu une entente tacite qui nous permettait d'échanger les informations entre nos deux groupes et de conserver  une vraie cohérence dans nos prises de position. 

Ceci nous a permis d'honorer au mieux la confiance que nos électeurs avaient mis dans la liste conduite par Pascal Gannat en décembre 2015.

Qu'ils en soient remerciés."

 

J Goychman                 P Gannat

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