Le malaise agricole s’intensifie. Derrière la colère, une réalité simple : produire coûte de plus en plus cher, mais rapporte de moins en moins.

Le constat est sans appel. Dans toutes les filières, les charges s’envolent : carburant, énergie, intrants. Tout augmente. Sauf les revenus.

En face, les prix agricoles reculent. Résultat : un étau qui se resserre sur les exploitations. Et une question qui devient impossible à ignorer : jusqu’à quand les agriculteurs pourront-ils tenir ?

Depuis des années, ils absorbent les chocs. Variable d’ajustement d’un système qui peine à répartir la valeur, ils encaissent les hausses de coûts sans pouvoir les répercuter. Pendant ce temps, d’autres maillons de la chaîne justifient leurs propres augmentations — transport, logistique, emballages — sans jamais intégrer pleinement le prix de la matière première agricole.

Le déséquilibre est là. Brutal.

Car une réalité demeure : les charges ne disparaissent pas quand les cours chutent. Elles restent. Elles pèsent. Et elles étranglent.

Sur le terrain, la fatigue laisse place à la colère. Continuer à produire devient un combat quotidien. Un combat pour survivre économiquement, malgré un rôle pourtant essentiel.

Car derrière cette crise, ce n’est pas seulement le revenu des agriculteurs qui est en jeu. Ce sont aussi des exploitations qui ferment, des territoires qui se vident, et une souveraineté alimentaire qui s’effrite.

Le message est clair : sans prix rémunérateurs, il n’y aura pas d’avenir.

Des organisations comme Coordination Rurale appellent à un changement de cap. Leur revendication est simple : des prix qui couvrent les coûts de production. Pas des compensations. Pas des promesses. Des prix.

 

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