Le président de la République a parlé d’une France surannée voire conservatrice. Il a balayé de nombreux sujets, lors d’une conférence de presse très longue.

Conférence de presse d'Emmanuel Macron

À l’école, il souhaite mettre en place plusieurs changements :
– utilisation réduite des écrans.
– Mise en place d’un cours d’instruction civique.
– Mise en place de cours de théâtre
– La tenue unique si le test est concluant.
– Obligation de l’apprentissage de la Marseillaise à l’école.
– Rétablissement d’une cérémonie des diplômes.
Le président a également annoncé la généralisation du SNU en seconde.

Il a aussi annoncé un grand plan contre l’infertilité.
La création d’un « congé de naissance » pour remplacer le congé parental actuel ainsi que le lancement d’un « grand plan » pour lutter contre le fléau de « l’infertilité », deux mesures visant à relancer la natalité en France.
« Après l’allongement du congé de paternité, je crois profondément que la mise en place d’un nouveau congé de naissance serait un élément utile dans une telle stratégie. Ce congé de naissance  viendra remplacer le congé parental actuel », a-t-il précisé.

Sur les questions politiques Emmanuel Macron a assuré mardi soir qu’il n’avait pas parlé des prochaines élections municipales à Paris avec Rachida Dati. « Nous n’avons pas parlé de Paris, vous aurez du mal à me croire quand je vous dis ça, mais c’est vrai », a-t-il ajouté. Effectivement, il est clair que l’un des deux a menti.

Sur la ministre de l’Éducation Amélie Oudéa-Castéra, le président a reconnu qu’elle avait eu « des propos maladroits, elle a eu raison de s’excuser. » « J’ai plutôt de l’indulgence parce qu’il m’est arrivé d’avoir des propos au tout début de mes responsabilités politiques qui avaient blessé, tout particulièrement des femmes », a fait valoir le chef de l’Etat.

Emmanuel Macron a sonné la charge sur le « Front National » Il accuse « Marine Le Pen et Jordan Bardella d’être le « parti de l’appauvrissement collectif » et « du mensonge »,
Le RN « est le parti du transformisme, c’est-à-dire qu’il y a six ans et demi, il était pour sortir de l’Europe et de l’euro et maintenant, il est pour y rester, mais pour ne plus respecter les traités comme l’extrême gauche, même programme ».

Le chef de l’Etat n’a pas dit un mot sur le pouvoir d’achat, sur les sans abris qui dorment et meurent dans la rue.

Une pluie de réactions négatives :

Marine Tondelier : « Macron a éludé tous les sujets qui intéressent les Français : augmentation de l’électricité, crise écologique, logement, précarité. A la place, un discours de politique générale lunaire et paternaliste. Flippant, vraiment. Et ringard.»

L’annonce d’«un grand plan contre l’infertilité […] pour permettre le réarmement démographique», est jugée«productiviste» et «réactionnaire», par la présidente du groupe écolo à l’Assemblée, Cyrielle Chatelain. «Le discours d’Emmanuel Macron a soixante-dix ans de retard», tacle-t-elle.

«Les factures d’électricité vont augmenter, Les prix des médicaments vont augmenter. Mais les salaires, eux, ne vont pas augmenter ! La messe est dite», a taclé Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Pour Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, Macron a enchaîné les «poncifs réactionnaires» dans un «exercice digne de l’ORTF», a-t-il écrit sur X.

«Emmanuel Macron annonçait ce soir un “grand rendez-vous avec la Nation”. Il ne fut rien. Une nouvelle fois, il promet monts et merveilles. Une seule question se pose : qui est Président depuis 2017 ??» Écrit le président des Républicains, Eric Ciotti, sur X (ex-Twitter).

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