Encore une promesse qui n’aura pas résisté à l’épreuve des faits. Quelques mois après avoir assuré aux Français que leurs factures d’électricité resteraient « stables au moins en 2026 et en 2027 », le gouvernement autorise finalement une hausse moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés au 1er août.

L’annonce a été faite discrètement dans la soirée du jeudi 16 juillet par le ministère de l’Énergie de Maud Bregeon, qui a confirmé à l’AFP que l’exécutif suivrait la proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une décision qui pèsera sur près de 20 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés.

Selon la CRE, cette augmentation représentera environ 26 euros TTC supplémentaires par an pour les 19,37 millions de ménages concernés en France métropolitaine. Une somme qui peut paraître limitée vue de Bercy, mais qui s’ajoute à une longue liste de dépenses contraintes supportées par des ménages dont le pouvoir d’achat continue de s’éroder. Entre la flambée des carburants, l’augmentation du coût de la vie et des revenus qui ne suivent pas, chaque hausse devient une charge de plus.

Des promesses à géométrie variable

En janvier encore, le gouvernement se félicitait d’une baisse des factures d’électricité, présentée comme une victoire pour le pouvoir d’achat. Roland Lescure affichait alors sa satisfaction : « Nous allons rendre 540 millions d’euros en pouvoir d’achat aux Français. Ne gâchons pas notre plaisir. »

Dans le même temps, l’exécutif promettait des factures « stables au moins en 2026 et en 2027 ». Six mois plus tard, le discours est déjà contredit par les actes. Une nouvelle illustration d’une communication gouvernementale qui multiplie les annonces rassurantes avant d’être rattrapée par la réalité.

L’inflation comme justification

Pour défendre cette hausse, le ministère de l’Énergie explique qu’elle serait simplement alignée sur l’inflation, évaluée à 2,4 % sur un an en mai par l’Insee.

L’argument peine toutefois à convaincre. Car si les prix progressent au rythme de l’inflation, les revenus d’une grande partie des Français ne suivent pas la même trajectoire. Pour des millions de ménages, l’électricité, le carburant, l’alimentation ou encore les assurances absorbent une part toujours plus importante du budget.

En présentant cette hausse comme une simple conséquence de l’inflation, le gouvernement évite surtout de répondre à une question de fond : que reste-t-il des engagements pris il y a quelques mois ? Une fois encore, les promesses de stabilité s’effacent devant une facture qui, elle, continue d’augmenter.

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