Près de 60 000 personnes ont défilé samedi dans les rues de Genève en marge du sommet du G7 qui s’ouvre à Évian-les-Bains. Les organisateurs de la mobilisation ont dénoncé une répression policière qu’ils jugent « totalement disproportionnée ».

Au micro de la RTS, Alice Lefrançois, secrétaire syndicale au SIT et membre de la coalition NoG7, a pointé du doigt « une répression policière totalement disproportionnée » et dénoncé des pratiques d’intimidation de la part des forces de l’ordre. Selon elle, « les débordements ont été aggravés par la police, qui a créé une escalade de la violence ».

De son côté, la police a confirmé la présence d’environ 600 casseurs, parmi lesquels de nombreux membres du black bloc, en marge de la manifestation. Cette estimation intervient alors que de fortes tensions ont été observées dans plusieurs quartiers de la ville.

Sur le lac Léman, une centaine de militants ont également mené une action symbolique face aux bateaux militaires. Des fumigènes et des drapeaux palestiniens ont été déployés par les participants, parmi lesquels figuraient des élus romands et des vétérans des flottilles pour Gaza.

Lundi matin, le calme était revenu dans les rues de Genève.

Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron est arrivé dimanche soir à Évian-les-Bains. Selon l’Élysée, il doit s’entretenir avec le président américain Donald Trump lundi 15 juin à 17 h 10, avant l’ouverture officielle du sommet prévue à 19 heures.

Le G7, qui réunit les principales démocraties industrialisées – la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Canada – se tiendra pendant trois jours, de lundi à mercredi. Plusieurs pays invités participeront également aux discussions, notamment l’Ukraine, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde et le Kenya.

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