La proposition de loi portée par la députée des Français de l’étranger, incluant Israël, Caroline Yadan, visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », ne sera finalement pas examinée cette semaine à l’Assemblée nationale. Initialement inscrite à l’ordre du jour jeudi et vendredi, elle a été retirée par le groupe macroniste.

Ce retrait intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. La promesse d’une obstruction parlementaire de la part de La France insoumise, combinée aux réserves exprimées au sein du bloc central, a conduit à reporter l’examen du texte. Celui-ci pourrait toutefois être représenté au mois de juin.

Une contestation croissante

Avant même l’ouverture des débats, la contestation contre la proposition de loi s’est intensifiée. Une pétition, dénonçant « l’amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme) », a dépassé les 700 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale.

À cette mobilisation s’ajoutent plusieurs tribunes issues du monde universitaire ainsi que des manifestations étudiantes. Mercredi soir, le Syndicat de la magistrature a également critiqué un texte jugé « inadapté au travail des juges » et « dangereux pour les libertés publiques ».

Pour les opposants à la loi, cette pression a contribué à faire évoluer la situation. La députée du Val-d’Oise Gabrielle Cathala a ainsi appelé à un retrait définitif du texte, estimant qu’il vise à « intimider et criminaliser les voix » soutenant les Palestiniens et dénonçant la situation à Gaza.

Une victoire pour les Insoumis

Le retrait de la proposition de loi a été accueilli comme une victoire par les députés insoumis à l’Assemblée nationale. Sur le réseau social X, Jean-Luc Mélenchon a réagi : « La loi Yadan est retirée de l’ordre du jour de l’Assemblée. Bon débarras ! Les apologistes du génocide ont échoué. Les amis de Netanyahu sont ridiculisés. Bravo à la résistance parlementaire ! »

 

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