Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, a fait le lien, entre les émeutes et l’immigration. Ses propos ont provoqué l’indignation.

Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, a établi un lien direct entre les émeutiers et l’immigration, en des termes particulièrement choquants, déclarant le 5 juillet sur Franceinfo : « Certes, ce sont des Français, mais ce sont des Français par leur identité. Malheureusement, pour la deuxième, la troisième génération, il y a comme une sorte de régression vers les origines ethniques. »

Le vice-président des LR au Sénat a mis beaucoup de monde mal à l'aise y compris dans son camp. Ce n’est pas en tenant de tels propos à la Zemmour que les LR vont reconquérir leur électorat. Retailleau est sorti de la ligne gaulliste sur le sujet. Il a créé la polémique  avec ses gros sabots sans même comprendre le dégât fait à sa famille politique.

Aurélien Pradié n’a pas manqué de réagir : « À chaque fois que ma famille politique a porté des propositions courageuses, je les ai toujours soutenues. En revanche, je n’accepte pas les propos de Bruno Retailleau sur la “régression ethnique” pour évoquer les émeutiers », affirme Aurélien Pradié, jugeant que la course à l’échalote avec le Rassemblement national pourrait être fatale à la droite.

« Le goût du politiquement incorrect, l’apparente intellectualisation des maux de la société ne peuvent pas justifier de dévoyer nos valeurs fondamentales. C’est là une limite infranchissable si nous ne voulons pas que la droite disparaisse », poursuit le député LR, assurant que « ni Charles Pasqua ni Jacques Chirac n’auraient toléré de tels propos » du temps où ces deux figures tutélaires de la droite républicaine étaient aux responsabilités.

Rachida Dati a estimé dans un tweet qui ne fallait pas "se tromper de combat", accusant, elle, le trafic de stupéfiants. Rachida Dati juge l’analyse de Bruno Retailleau trop simple. À l’origine du problème, il y a d’abord "le trafic de drogue", selon l’élue, à cause duquel "on a perdu ces quartiers".

Cela a également fait réagir Gérald Darmanin :

« L’explication seulement identitaire me paraît très erronée. Si je fais un rapide calcul, 17 ans de moyenne, ça veut dire qu’ils sont nés sous la présidence de Jacques Chirac. Donc légiférer sur une question migratoire serait déjà trop tard.»  

Pour Olivier Faure : «Les destructions ont autorisé une surenchère sémantique et propositionnelle inédite entre le gouvernement, la droite et l’extrême droite. On assiste à un festival populiste, voire raciste, de la pire espèce.»

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