En proposant la dissolution du « Soulèvement de la Terre » Emmanuel Macron et Gérald Darmanin vont cristalliser un peu plus la colère dans le pays.

Projection sur la façade de l’Assemblée nationale de l’artiste Joanie Lemercier

Après les tensions de la réforme des retraites, il faut qu’ Emmanuel Macron en remette une couche. En agissant ainsi, la colère va encore monter d’un cran, c’est une faute politique. Quand le manque de dialogue et l’absence de démocratie s'installent, il ne reste plus que la désobéissance aux manifestants pour se faire entendre.

 Les réactions qui condamnent l’attitude de l'exécutif sont nombreuses.

Delphine Batho a estimé que la dissolution était « contraire à l’Etat de droit. » Sophie Binet, secrétaire généralde de la CGT évoque « une forme de radicalisation du pouvoir. »

« Les militants des Soulèvements de la Terre doivent être écoutés. Pas réprimés comme des terroristes qu’ils ne sont pas. L’urgence écologique doit être comprise », a déclaré Jean-Luc Mélenchon   sur son compte Twitter. Et d’ajouter « À Sainte-Soline, la violence a été provoquée par M. Darmanin. Le maintien de l'ordre de ce gouvernement est condamné de l'ONU au Conseil de l'Europe, par tout l'univers civilisé. »

Marine Tondelier a estimé de son côté qu’il s’agissait«d’une décision politique» s’inscrivant «dans un mouvement plus large de criminalisation des écologistes».

Pour Anne Hidalgo « la dissolution des Soulèvements de la terre renvoie l’exécutif à sa propre inaction climatique. »

Amnesty International, Solidaires, Greenpeace ou encore la LDH ont témoigné de leur solidarité avec le Soulèvement de la Terre.

Dans un communiqué publié mardi, les Soulèvements de la Terre ont dénoncé "une dissolution très politique et particulièrement inquiétante réclamée directement au chef de l'Etat par l'agro-industrie et la FNSEA". "Nous irons devant la justice et croyons dans la possibilité d'une victoire juridique pour casser cette décision inique, comme ce fut le cas pour d'autres dissolutions pour motif politique des dernières années", poursuit le texte.

Le conseil d’Etat pourrait retoquer le texte de la dissolution.

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